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Vincent Muller

Né en 1982, Vincent Muller est photographe indépendant. 
Vincent ne lit pas beaucoup, il préfère regarder les images. Il admire les ouvrages de photographie et s’en offre parfois pour les étudier et les exposer dans sa bibliothèque. Quand il part en voyage, Vincent préfère prendre des clichés des passants pressés et des touristes émerveillés plutôt que de photographier les paysages ou les vestiges historiques. Il perd souvent beaucoup de temps à regarder les gens vivre, marcher, courir ou faire des selfies. Il s’en inspire et réalise tous les jours de nouveaux clichés. Sur les disques durs de Vincent, on trouve ainsi des milliers de photos d’inconnus, posant naturellement et souriant d’expressions drôles et authentiques. Vincent pourrait créer un dictionnaire d’ethnologie, rien qu’avec tous les portraits qu’il possède.

 

Messeplatz

Basel, avril 2014

Ce soir-là, il y avait un rayon de soleil qui s’engouffrait sous les toits design de la station Messeplatz. Il semblait illuminer la place pour une éternité. Parfois, le rayon de soleil éblouissait les passants. Parfois, il se posait sur eux comme un doux baiser, et il les rendait beaux. Mais les passants marchaient vite, ils se bousculaient. Il semblait que le temps s’était arrêté, et que seuls les plus pressés pouvaient encore courir dans la lumière.

 

Excès

Aberdeen, nord de l’Ecosse. Température extérieure : 2 °C.

Il y règne un climat électrique à chaque fin de semaine.
Les jeunes et les moins jeunes se retrouvent pour boire. Leur dessein est de s’enivrer et d’être le plus minable avant 3 heures du matin, quand fermeront les derniers nightclubs. Les rues sont alors prises d’assaut par ces fêtards désireux d’assouvir leurs besoins les plus primaires. Désordre, dispute, courses poursuite, arrestations, certains d’entre eux s’écroulent sur le sol, inconscients.
Peu à peu, les rues se vident, laissant pour seuls indices de la fête les vestiges de leur dernier repas, leurs derniers ébats, et leurs dernières déjections.

 

Les Quilles Saint Gall

France, 2015

Pour André, Jean-Paul ou Raymond, c'est avant tout une histoire de vieux copains.
C'est l'occasion d'échanger quelques bières, de laisser les femmes à la maison, de parler fort et de rire beaucoup. Evidemment, ils jouent aussi aux quilles Saint Gall, puisque c'est le prétexte de leurs retrouvailles hebdomadaires. Quand Jean-Paul réalise une figure imposée, les copains applaudissent en riant. Ils lèvent leur verre à l'exploit de Jean-Paul ; d'habitude, il est mauvais lanceur, le bougre. Ils trinquent à sa santé, à la santé des copains, à la santé de ceux qui ne peuvent plus jouer à cause d'une hernie discale ou d'une épouse autoritaire ; santé également à la mémoire de ceux qui sont partis trop tôt. André, Jean-Paul ou Raymond parlent des prochaines compétitions, des stratégies, des scores à atteindre pour gagner contre les autres équipes.
Puis, grignotant quelques bretzels secs et des cacahuètes, ils se souviennent que l'important n'est pas de gagner : les quilles Saint Gall, c'est avant tout une histoire de vieux copains. 

 

L'Imagier des Amours

Série en cours… (textes par Caroline Toussaint et photographies par Vincent Muller).

L’Imagier des Amours est un recueil de portraits et d’anecdotes amoureuses.
Il y a l’amour heureux, l’amour déçu, l’amour avec un grand A ou le petit amour sans lendemain.
Découvrez l’ensemble de ces portraits sur :
www.limagierdesamours.com