
La désuétude de cette route nous rapproche d'une certaine nostalgie, d'une certaine mémoire. Aborder les gens devient possible en de tels lieux. Ils s'expriment, nous racontent leur vies, leurs inquiétudes. Le rythme se ralentit, au contraire de la ville. Il n'y a guère que les camions et quelques voitures qui passent. La séduction de la route s'installe, territoire récurrent de l'errance du photographe.